| Synopsis | Dans un futur proche, une loi de régulation démographique a été instaurée : chaque année, un tirage au sort désigne des citoyens ordinaires chargés de « neutraliser » un nombre précis de personnes. L’acte est légal, encadré, récompensé. Peu à peu, la société s’est habituée à cette mécanique froide où la responsabilité individuelle se dissout dans la statistique et l’obéissance civique.
La pièce s’ouvre dans une salle de classe. Une professeure demande à ses élèves d’imaginer une dystopie sous forme de dialogue et lit à voix haute une copie choisie au hasard. Ce dispositif installe un jeu de miroirs : ce qui va être joué est à la fois un exercice scolaire, une fiction et un reflet inquiétant du réel.
Le décor bascule alors dans l’appartement d’Alex, professeur lui aussi, qui vit avec Charline. Le quotidien semble banal — musique, dîner, conversations légères — mais la tension apparaît vite : Alex a été tiré au sort. Il doit atteindre son quota de neutralisations avant la fin de l’année. Charline, pragmatique et inquiète pour leur avenir et celui de leur enfant, l’exhorte à agir. Alex, lui, vacille entre culpabilité, peur et refus moral. Leur dialogue intime révèle la normalisation progressive de l’horreur : on parle de quotas, de primes et de statistiques comme on parlerait d’impôts.
Un dîner entre amis élargit le regard. Chacun condamne le système tout en s’y adaptant, oscillant entre indignation, résignation et calcul personnel. La pièce bascule ensuite dans un dispositif méta-théâtral : Alex s’adresse directement au public et lui demande qui il devrait « neutraliser ». Ce faux jeu participatif expose la facilité avec laquelle des justifications arbitraires émergent dès que la violence devient abstraite ou ludique.
Les tensions privées s’exacerbent, les révélations s’enchaînent. Une amie du couple dévoile à son tour être missionnée et renverse brutalement la situation. La fiction se referme sur une violence irréversible, sans consolation. | | Droits d'auteur pour les représentations | Libre de droits | | Commentaire de l'auteur | À travers une écriture frontale et un théâtre qui interpelle le spectateur, 40 doivent mourir interroge la responsabilité individuelle, la délégation morale et la banalisation de l’inacceptable lorsque la loi autorise chacun à franchir des limites qu’il condamnait la veille.
Fiction théâtrale dystopique pour public adulte. Dans une société où l’État délègue légalement la violence à des citoyens tirés au sort, la pièce explore responsabilité individuelle, banalisation de l’inacceptable et fragilité des liens humains. Les propos des personnages ne constituent en aucun cas une prise de position de l’auteur. | | Publication sur le site | 02/02/2026 | | Le texte en pdf | Télécharger le texte au format pdf | | Contacter l'auteur | pierre.vinarmand@gmail.com ou Formulaire de contact de l'auteur | | L'autorisation | Demander l'autorisation à l'auteur | | | |
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